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Le Salon du livre de Paris prévoit beaucoup de changements pour 2016

29 décembre 2015 J'aime le livre
La 36e édition du Salon du livre de la Porte de Versailles, qui se déroulera du 17 au 20 mars 2016, prévoit « une programmation culturelle innovante et festive, accessible et qualitative, reflétant la diversité du monde de l’édition » selon le Syndicat National de l’Edition (SNE). Mais qu’en pensent réellement les maisons d’édition ?

Des modifications sont annoncées pour cette nouvelle édition. Le Salon a changé de nom. Il a été rebaptisé « Livre Paris ». Les jours de la programmation ont également été remaniés. Le salon commencera le jeudi au lieu du mercredi et se terminera donc le dimanche plutôt que le lundi. La durée restant toujours de 4 jours.

Il est également question d’une « scénographie entièrement repensée » et d’une programmation innovante avec un événement en dehors du site du salon, une nocturne et des temps forts pour les jeunes.

En ce sens, Vincent Montagne, le Président du Salon du livre, affirme que « LIVRE PARIS permettra au visiteur de vivre le livre dans une atmosphère qui éveillera ses émotions et ses sens. La programmation exigeante et ouverte à tous rappellera combien les livres, dans leur pluralité et quel que soit leur format, sont des écoles de liberté et de connaissance sur le monde et sur les hommes. »

Les premiers concernés par le bon fonctionnement d’un salon du livre sont par définition les auteurs, puisque sans eux il n’y aurait pas ces milliers d’ouvrages entreposés sur les tables des éditeurs.

Cependant, ce sont les exposants et donc les éditeurs qui prennent le plus de risque. Et leurs impressions ne sont pas vraiment positives. En effet, depuis l’an dernier, beaucoup sont mécontents, certains le montrent officiellement, d’autres ont catégoriquement décidé de boycotter le salon en 2016.

Par exemple, Gilbert Trompas de Corsaire Editions, un habitué de la manifestation depuis sa création, évalue fortement à la baisse l’organisation et la logistique : « Chauffage défectueux, conditions d’accès déplorables lors de l’installation ou du démontage. Nous ne pouvons plus accepter de subir ces manquements réitérés. »

De plus, il estime regrettable que « les éditeurs indépendants qui apportaient au salon, pluralisme et diversité, soient inexorablement contraints de renoncer, petit à petit, à renouveler leur présence, et cela au détriment du public, des auteurs et surtout du livre, en tant que tel. » Effectivement, ils sont forcés de régler leur place à l’avance sans être assurés d’obtenir un bon emplacement de la part de la société Reed Exposition, co-organisatrice de l’événement avec le SNE.

Il déplore cette mise à l’écart des indépendants et le tarif trop élevé des stands pour les grands comme pour les petits éditeurs, tout cela pour peu de ventes effectives. De ce fait, il constate chaque année la diminution du nombre d’éditeurs, des stands et donc, du taux d’occupation de la surface. Avec l’entrée qui est aussi trop chère, c’est la fréquentation du salon qui en pâtit. En 2015, 10% de visiteurs en moins ont été enregistrés. On comprend mieux alors ce désir d’innover de la part du SNE et de la société Reed Exposition.

Déjà en 2014, l’association L’Autre livre, avec ses 160 éditeurs indépendants, avait boycotté la manifestation et le PDG de la maison Hachette exprimait son profond découragement quant à sa participation à la manifestation.

A cela avaient répondu les organisateurs du salon : « Peut-être se méprend-il sur l’importance que peut avoir cet événement pour de petits éditeurs, qui pourraient par la suite devenir grands. Quand on est un groupe international, impliqué dans de nombreux domaines, ce salon n’apporte peut-être pas de visibilité supplémentaire, et peut effectivement représenter un certain coût. »

En conclusion, d’un côté il y a Livre Paris proposant une formule commerciale trop orgueilleuse pour un secteur économique en difficulté mais justifiant cette politique par la forte valeur ajoutée apportée aux éditeurs par le salon.

De l’autre côté, il y a beaucoup de maisons d’édition, petites et grandes, mécontentes des conditions d’organisation, de logistique et de prix et estiment qu’une visibilité sur un salon avec quelques contacts à la clé, ne couvriront certainement pas les frais engendrés pour participer à l’événement.

Alors qui se méprend réellement ?

salon-paris-490x280px.jpg © EREZ LICHTFELD/SIPA

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