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"Penser livre : que du bonheur !" - Interview de Fabrice Mauro, éditeur

8 avril 2013 J'aime le livre
Editeur, c'est un métier qui évoque beaucoup de chose, mais que l'on connait finalement très peu. Pourtant, derrière les comités de lecture, derrière les piles de manuscrits, il y a bien des hommes et des femmes qui travaillent au service de la littérature, et du Livre plus généralement. Fabrice Mauro en fait partie. Il a créé en Octobre 2012 les Editions Du Bailli De Suffren à Nice, en association avec son ami d'enfance. Tous deux réalisent leur rêve de gosse, et ont fait de leur passion de la lecture et de l'écriture un métier. Rencontre avec un éditeur amoureux des livres. 


FabriceMauro WebDevenir éditeur, qu'est-ce que cela représente pour vous ? 
 La concrétisation d’un rêve d’enfant. Recevoir des manuscrits, rencontrer des auteurs, échanger avec eux, parler livres, penser livres… que du bonheur ! Avec en guise de cerise sur le gâteau, cette possibilité de découvrir des talents de demain, de les révéler au grand public.

Comment définiriez-vous la ligne éditoriale des Editions Du Bailli De Suffren ? 
L'appellation Du Bailli De Suffren nous a permis de différencier deux lignes éditoriales distinctes : il y a d'un côté Du Bailli qui est destinée au grand public : on y inclut polars, livres économiques, romans, biographies... De Suffren est la maison  d'une littérature plus classique, une littérature qu'on s'attache à préserver et défendre.  

Compte d'auteur, compte d'éditeur… Où vous situez-vous ? 
C'est souvent la première question qu'un auteur nous pose ! C'est vrai que le paysage éditorial a beaucoup changé ces dernières années, et qu'il est difficile pour un auteur de s'y retrouver. Nous proposons deux types de contrat : le contrat d'éditeur, qui est le contrat le plus recherché. Nous le proposons lorsqu'un auteur est vraiment prometteur, lorsque nous croyons non seulement à son talent d'écrivain, mais également à sa capacité à rejoindre des lecteurs. Nous proposons également des contrats participatifs, où nous partageons les risques financiers avec l'auteur : il apporte une contribution financière pour aider à la fabrication du livre, et en échange nous lui octroyons un pourcentage important sur les ventes. 
Dans tous les cas notre maison exige de la qualité. Nous ne publions pas à tout va, nous lisons les manuscrits que nous recevons et prenons notre décision avant tout par rapport à des critères de qualité d'écriture. 

Pouvez-vous nous présenter quelques publications de la maison ?
A ce jour nous avons 3 auteurs au sein de notre maison, ce qui est peu, mais cela nous a permis de rester proches d'eux dans ce début d'aventure. Franck Viano est incontournable à Nice, et son polar "Mon ami le mal" se vend très bien, nous en sommes fiers.
Nous avons également un livre économico-culinaire, « 100 recettes de crise ». C'est un livre à la fois pointu grâce à des analyses précises, et très drôle grâce à la plume du chroniqueur Jean-Jacques Jugie.
Michel Cals a été professeur de littérature dans le même établissement universitaire que moi, et nous aurions pu publier son recueil "Treize nouvelles et une rêverie" les yeux fermés. C'est notre seul auteur De Suffren... pour le moment. Nous sommes sur le point de publier un jeune auteur de 21 ans très talentueux, dont la qualité littéraire lui permet de rentrer chez De Suffren.  

Peut-on vous envoyer des manuscrits ?
Bien entendu ! Par mail ou courrier, ou directement via notre site internet où tout est expliqué. Comme je vous l'ai dit, nous lisons tous les manuscrits que nous recevons, ce qui demande parfois un peu de temps. Nous demandons en général un délai de 4 à 5 semaines. Quelque soit notre réponse, elle est toujours détaillée. Les réponses automatiques ne sont pas gratifiantes, et nous respectons trop les auteurs pour en faire usage. Et puis nous aimons vraiment lire, alors pourquoi se priver ? 

INTERVIEW "LE DERNIER LIVRE" :


- Le dernier livre que vous avez eu en main ?

Je ne vais pas être très original…le dernier recueil de nouvelles d’Eric Emmanuel Schmitt, « Les deux messieurs de Bruxelles ».
J’ai un vrai faible pour cet auteur, je pense que j’ai à peu près tout lu de lui, pièces de théâtre, nouvelles, romans…

- Le dernier endroit où vous avez lu un livre ?
Dans ma voiture ! je suis en plus un adepte du livre audio qui est un vrai plus pour celles et ceux qui passent du temps sur la route. Donc en ce moment j’écoute « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan. Roman qui confirme tout le bien que je pensais de cette auteure en lisant « No et moi » il y a quelques années.

- Le dernier livre que vous avez acheté ?
« Le Diable tout le temps » de Ray Pollock. C’est mon ami Patrick Esclapez de la Librairie Jean Jaurès de Nice qui me l’a conseillé. Je me fie souvent aux conseils avisés de Patrick et ne suis jamais déçu.

- Le dernier livre que vous avez offert ?
J’offre souvent des livres, c’est mon cadeau préféré. « Les confidences de Johnny » pour mon papa et « La vérité sur l’affaire Harry Québert » pour ma femme.

- Le dernier livre que l’on vous a offert ?
« Oh » de Philippe Djian et bien… je me suis régalé. J’ai aimé Djian de « Betty Blue » et de « Maudit manège » dans mes années étudiantes… et je lui reste fidèle.

Pour en savoir plus sur les Editions Du Bailli De Suffren

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